Le trésor d’Alma
Alice Gauze, « Petite plume »
Un jour, dans une petite ville à côté de la mer, un groupe d’enfants se promenait. Anna, Léa, Sacha, Noah,
et Lukas rentraient tranquillement de l’école quand Noah se rappela qu’il avait oublié de rendre son livre à
la bibliothèque. Ils s’y rendirent ensemble.
Anna remarqua un tout petit livre couvert de cuir. Elle l’ouvrit et découvrit que c’était un journal intime. Il
y avait la photo d’une fille très jolie. Elle se prénommait Alma et était née le 9 décembre 1931. Il y avait
aussi un dessin de danseuse avec écrit « Mon rêve ». Anna continua à feuilleter le livre. Une page parlait
d’une rafle. Ils n’avaient sans doute pas pu passer la frontière pour la Suisse car à la fin il y avait une croix
noire avec écrit « 29 août 1942 ». Elle alla montrer le livre aux autres.
« C’est horrible, elle est morte à 11 ans et demi, notre âge en ce moment, dit Sacha.
— La pauvre, je n’aimerais pas être à sa place, chuchota Léa.
— Fais voir le livre. Regardez, il y a une carte dedans ! s’exclama Lukas.
— C’est une carte au trésor !
— Le trésor se trouve sur l’île aux Papillons ! coupa Anna.
— Vous pensez qu’on peut y aller ? demanda Léa. »
Les enfants sortirent rapidement et arrivés au port, Noah se rendit compte que dans l’excitation, il avait
oublié de rendre son livre.
« Bonjour monsieur ! Y a-t-il un bateau pour se rendre sur l’île aux Papillons ?
— Oui il part dans 1 heure. Voulez-vous réserver vos billets maintenant ?
— Non merci, il est trop tard, nous partirons demain. »
Le lendemain, ils arrivèrent au port tout équipés au cas où il y aurait un problème.
« Bonjour. Il faut combien de temps pour aller sur l’île ? demanda Léa.
— A peu près 20 minutes. Mais vous devrez repartir en barque. Il y en a 10 sur place. Vous serez tout
seuls dans le bateau et sur l’île. »
50 minutes plus tard, ils montèrent dans le bateau. La mer était déchainée et le vent soufflait en rafale, il
pleuvait très fort. Le bateau jeta l’encre. Ils arrivèrent trempés mais vivants sur l’île. Elle était immense, il
y avait des palmiers partout et beaucoup d’autres plantes et arbres tous verts. Il y avait une belle plage de
sable blanc et fin comme du sucre. Il fallait faire vite car leurs parents allaient se demander ce qu’ils
faisaient. Ils sortirent la carte et commencèrent à chercher.
« 6 pas à droite, 10 pas en direction de la mer (des pas de 30 cm) ensuite creusez à 1 mètre de profondeur,
décrypta Anna.
— Avec quoi allons-nous creuser ? demanda Lukas.
— On peut prendre les rames, proposa Sacha. »
Ils creusèrent alors avec les rames mais c’était beaucoup plus dur qu’avec une pelle.
« Je sens quelque chose de dur, dit Léa. »
Effectivement, elle était là la petite boite qu’ils étaient venus chercher. Ils essayèrent de l’ouvrir mais n’y
arrivèrent pas. Noah s’aperçut qu’il y avait un code. Ils cherchèrent donc dans les environs et parcourir
tout le livre en cuir pour tenter de trouver un indice, mais il n’y avait rien. Le soir venu, ils s’assirent tous
en cercle et discutèrent.
« Vous pensez qu’on va y arriver ? demanda Anna.
— Ça risque d’être dur mais il faut garder confiance en soi, murmura Lukas.
— Comment allons-nous faire ? J’ai peur du noir. Alors ici, je ne risque pas de fermer les yeux, dit
Sacha.
— Il est beaucoup trop tard pour abandonner alors autant commencer à réfléchir à ce qu’on va faire
demain, dit Noah.
— On va fouiller le reste de l’île et refaire ce qu’on a fait aujourd’hui car il est possible qu’on ait loupé
des indices, dit Anna.
— De toute façon, c’est forcément quelque part, chuchota Léa. »
Chacun téléphona à sa mère en indiquant qu’il dormait chez un de leur copain.
Après s’être remontés le moral, ils s’endormirent rassurés car ils trouveraient forcément les indices mais
un peu stressés quand même car ils n’avaient jamais dormi seuls sur une île. Le lendemain, après avoir
récapitulé ce qu’ils devaient faire, ils partirent chacun de leur côté en se donnant rendez-vous au bout
d’une heure.
Noah regardait partout autour de lui et au bout d’un moment, il trouva une pierre où était gravé un
message codé. Il comprit vite que le A correspondait au 1, le B au 2 et ainsi de suite.
Pendant ce temps-là, Lukas qui était parti de l’autre côté, trouva un autre indice posé sur une branche
tombée (sûrement à cause de la tempête !). Il l’ouvrit et lut : « Mon premier est un animal, mon deuxième
est un animal, mon troisième est un animal, mon quatrième est un animal, mon tout est un animal. »
Ensuite il y avait écrit différentes réponses « A. Un ton-cerf-pan-pie. B. Un animal. C. Un cerf-pan-pieton.
D. Un pan-cerf-pie-ton. Pile à ce moment, le minuteur sonna. Ils rentrèrent tous à l’endroit où ils
s’étaient donné rendez-vous. Ils avaient tous trouvé quelque chose, Noah l’alphabet, Lukas la charade,
Anna un message codé, Sacha une devinette, et Léa une feuille avec un grand A en majuscule. Ils
décryptèrent le message, la devinette et la charade. Ils avaient tous trouvé une lettre et transposèrent en
chiffres. C’est bon ! Ils avaient enfin trouvé le code qui était : 36124. Ils prirent la boite et composèrent le
code. Ils furent tous ébahis en voyant la petite boite s’ouvrir. Enfin après tant d’efforts, ils étaient
récompensés. La boite contenait un joli petit collier avec écrit : Alma, sa date de naissance et une lettre…
« Bonjour les personnes qui lisent cette lettre. Je m’appelle Alma Ferkasti. J’ai 11 ans et je crains de ne
pas continuer ma vie plus longtemps car bientôt je vais changer de pays. Je ne sais pas ce qui va se passer
ni où je vais mais j’ai peur. En tout cas, si vous lisez cette lettre aujourd’hui c’est que je n’ai
malheureusement pas survécu sinon je serais venue la rechercher. Je ne pourrai jamais être danseuse ce
qui est mon plus grand rêve et je ne pourrai plus venir sur cette île où je suis née. Cette bibliothèque où
j’ai caché mon carnet était celle où mon père était bibliothécaire. Hélas, il est mort. Dans cette boite, il y a
aussi un pendentif. C’est celui que ma mère m’avait offert à ma naissance et j’aimerais que vous le donniez
à mon frère avec la lettre. Il s’appelle Joseph Ferkasti, et il est né en 1933. En ce moment, il est déjà parti
mais je ne sais pas où il est. J’espère qu’il n’est pas trop loin et que vous pourrez le retrouver. Merci à ceux
qui le retrouveront. »
« J’espère qu’on va le retrouver et faire ce qu’elle nous a demandé, dit Anna.
— Il faut chercher combien de Joseph Ferkasti existent en France, dit Noa.
— Tu as raison mais on doit rentrer chez nous, dit Lukas. »
Ils prirent une barque pour rentrer.
« Qui a le pendentif ? demande Léa.
— Je l’avais mais je ne le trouve plus, s’inquiéta Noa.
— Regardez ! Il y a quelque chose qui brille dans l’eau ! cria Anna.
— Je veux bien y aller ! dit courageusement Sacha. »
Il s’avança dans l’eau glacée. On distinguait à peine les couleurs et les formes. Il vit le pendentif et
essaya de le récupérer mais il était coincé. Il n’avait plus d’oxygène et dut sortir la tête de l’eau pour
reprendre son souffle. De retour sous l’eau, il vit que le pendentif était coincé sous une pierre où il y
avait écrit « Festival de danse » et le même dessin de danseuse qu’avait dessiné Alma dans son carnet. Il
remonta avec le pendentif et la pierre. Ils réfléchirent : cette pierre avait sûrement un rapport.
« Jetez l’ancre ! Nous sommes arrivés ! cria Léa.
— On se répartit les objets ? demanda Lukas.
— Oui ! Moi je prends le pendentif, dit Anna.
— Moi, la lettre, dit Léa.
— Je prends le carnet ! cria Noah.
— Je m’occupe de rechercher le nombre de Joseph Ferkasti, dit Lukas.
— Moi je recherche le « Festival de danse », dit Sacha.
— On se retrouve demain à 11 heures au parc. Ça vous va ? demanda Anna.
— OUI c’est bon ! répondirent-ils tous ensemble. »
Tous les parents furent soulagés de les revoir après deux jours. Ils eurent beaucoup de chance car ils ne se
firent pas punir. Le lendemain, ils se retrouvèrent comme prévu au parc pour parler.
« Il y a beaucoup trop de Joseph Ferkasti. Je pense qu’on ferait mieux de commencer par le Festival de
danse, dit Lukas.
— Tu as raison, en plus il y a un festival de danse dans deux jours, à côté de la bibliothèque, dit
Sacha. »
Deux jours plus tard, ils se retrouvèrent au festival de danse qui se passait dans une très grande salle
avec une estrade et une grande piste de danse. L’organisateur arriva pour parler, il se présenta et les
enfants crièrent en choeur.
« Vous êtes monsieur Joseph Ferkasti, le petit frère d’Alma !
— Vous connaissez Alma ! s’exclama-t-il.
— Nous ne l’avons jamais vue mais elle avait des choses pour vous, dit Léa. »
Ils lui donnèrent la lettre, le carnet et le pendentif puis ils lui expliquèrent leur aventure. Joseph
Ferkasti leur dit qu’il avait organisé le festival en l’honneur d’Alma qui avait toujours rêvé de danser.
Tout le monde fut heureux et ils dansèrent toute la soirée.
